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Tibhirine depuis 1996

448px-chapelle prieur nd de lalats midelt marocAprès la mort des sept moines, les frères survivants de Tibhirine, le Père Amédée Noto, et le Père Jean-Pierre ­Schumacher, se rendent dans le monastère de Fès au Maroc. Le prieuré Notre-Dame-de-l’Atlas y est transféré le 2 juin 1996. Les moines partiront ensuite, en 2000, à Midelt près d'une communauté de Franciscaines missionnaires de Marie. C'est là que le prieuré Notre-Dame de l'Atlas se trouve aujourd'hui. Le supérieur, depuis 1999, en est le Père Jean-Pierre Flachaire. La chapelle de l'abbaye est désormais précédée d’un oratoire mémorial des frères de Tibhirine. C'est aujourd’hui le seul monastère cistercien du Maghreb      . Le Prieuré Notre-Dame de l’Atlas de Midelt abrite aussi, depuis juillet 2010, les reliques du Père Albert Peyriguère, ermite au Maroc. Elles ont été transférées d’ El Kbab (province de Khénifra, Maroc), où il avait été inhumé, à Midelt.

 

Sur les lieux du monastère de Tibhirine

Des moines ont essayé de revenir dans le monastère de Tibhirine, mais sans succès. En 1998-2000, six moines cisterciens, venus de plusieurs Trappes du monde entier, se sont réunis à Alger dans l'espoir de pouvoir s'installer à Tibhirine. Mais la situation qui restait tendue dans la région a dissuadé l'Ordre cistercien de tenter l'expérience.

En 2010, l'accès au village de Tibhirine etait encore entravé par de multiples barrages tenus par des militaires. L'état d'urgence était en effet toujours en vigueur en Algérie. Installées à Alger à la demande de Mgr Henri Teissier, ancien évêque d'Alger, trois sœurs de la Famille monastique de Bethléem se rendent régulièrement à Tibhirine, et contribuent à l'entretien du monastère. Un prêtre d'Alger, le père Jean-Marie Lassauce, prêtre de la Mission de France, ingénieur agronome, vient, sous escorte policière, deux fois par semaine au monastère, célébrer la messe et assister les jardiniers.

Une partie du monastère a été refaite, et les fenêtres sont neuves. Le verger de 2500 arbres fruitiers et le potager sont entretenus par Youssef et Samir, les amis du frère Christophe, qui s'occupait des travaux agricoles. Les fruits et légumes récoltés, sont vendus au marché de Médéa, ce qui permet d'entretenir les lieux et de payer deux ouvriers. La bergerie est remplie de moutons et de brebis, une trentaine en tout. Dans le dispensaire où frère Luc soignait les malades, des jeunes filles et des femmes du village font de la broderie. Sœur Bertha, Filles de la Charité d'origine mexicaine, vend deux fois par mois leurs ouvrages à Alger. L’association des «Amis de Tibhirine» aide à la réalisation de petit projets, comme l’achat d'un fourneau à gaz.

Sous un arbre, les tombes des sept moines sont placées sous sept pierres de marbre blanc. Ce cimetière fut visité par Nicolas Sarkozy en 2006 et par le cardinal Philippe Barbarin en 2007. Une grande mosquée a été construite juste en face du monastère.

Aujourd'hui, le monastère continue à acceuillir de nombreux visiteurs et à s'inscrire dans la tradition de la rencontre voulue par les septs frères. Voir l'article sur Tibhirine aujour'hui.

Oratoire de Tibhirine

Un mémorial leur est consacré à l' Abbaye Notre-Dame d'Aiguebelle. Un autre oratoire que celui de Midelt est situé en Corse à 8 km de Bonifacio, près de grottes et situé à 200 km d'altitude, en un lieu fréquenté par des anachorètes depuis le Ve siècle: dans un ancien ermitage dit « ermitage de la Trinité » capucin, l' Oratoire Notre-Dame de Tibhirine sous la protection de la première Vierge portant le nom de « Notre-Dame de Tibhirine » (reproduisant celle de la cour de l'hôtellerie du monastère de Tibhirine, qui provenait de la Trappe Notre-Dame de Staouëli, sculptée par Gérard Artufel, et du troisième et dernier exemplaire de la Croix-Icône de Tibhirine écrite en 1986 par soeur Françoise, ermite ardéchoise, à la demande de Christian de Chergé. Un oratoire et tabernacle dans l'hôtellerie de l' abbaye de Tamie, composé d'un tabernacle entrouré de sept pierres du monastère primitif duXIIe siècle, gravées d'inscriptions en grec et hébreu, tabernacle en cube de fer portant l'inscription « Vraiment il est ressuscité » écrite en arabe, et figurant sur la croix du monastère de Tibhirine, leur est également dédié.