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Tibhirine, c’est alors une poignée de moines cisterciens français, sur les hauteurs de l’Atlas ; une petite communauté chrétienne dans un océan d’Islam.

Des hommes ordinaires, menant une vie ordinaire parmi des gens ordinaires, mais profondément enracinés en Dieu. Ces moines étaient attachés à la terre d’Algérie et à son peuple, et définissaient leur propre vocation comme une présence de "priants parmi d’autres priants". Chaque jour, s’élevait du monastère de Notre-Dame de l’Atlas la prière de l’office monastique ; ainsi la cloche de Tibhirine au milieu des muezzin musulmans !

Depuis longtemps, ils cultivaient une amitié avec la population locale qui savait pouvoir compter sur le soutien des moines : certains travaillaient avec les frères pour cultiver les champs autour du monastère ; beaucoup bénéficiaient des soins médicaux donnés par frère Luc, le seul "toubib" de la région, en frappant à la porte du dispensaire à toute heure du jour ou de la nuit !

Cette solidarité avec leurs voisins va très loin : en 1979, sous l’impulsion de frère Christian, ils fondent un groupe de rencontre entre chrétiens et musulmans : c’est le "ribât-es-salâm", ce qui signifie littéralement "Lien de paix", dans la prière, le service et la fidélité mutuelle. Les moines ne prêchaient pas, simplement ils étaient là. Leur seule présence exerçait sur leur entourage une heureuse et profonde influence. "Là où était la haine, ils mettaient l’amour."

 

 

Aujourd'hui

 « Il faut que des hommes et des femmes prennent le chemin de l’Atlas pour faire fleurir le désert irrigué du sang des frères.  Le deuil se fait, il a fallu du temps, le moment est venu de faire germer l’espérance ».

P. JM Lassausse

Aujourd'hui, il n'y a plus de communauté monastique, il n'y a plus de moines. Il y a aujourd’hui des croyants qui continuent a faire vivre Tibhirine. De communauté temporaire en communauté temporaire constituées de quelques personnes, Tibhirine poursuit le travail commencé par les frères.

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