En 2018, l’Église catholique a béatifié 19 martyrs chrétiens d’Algérie qui ont donné leur vie au milieu de milliers de musulmans morts dans les années 1990. Parmi eux, 7 moines cisterciens du monastère de Tibhirine.
Leur chemin – d’oser la rencontre avec l’autre différent, d’accueil, de fraternité, d’amitié, du choix de rester malgré les difficultés – peut nous inspirer aujourd’hui dans nos chemins de conversion personnelle de carême ou de ramadan.
Comme vous le savez peut-être, cette année marque les 30 ans de leur mort, et les 10 ans de présence de la communauté du Chemin Neuf dans ce monastère, communauté catholique à vocation œcuménique présente dans une trentaine de pays.
Nous proposerons sur cette page une méditation et une intercession chaque jour du carême.
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« L’islam est né au désert, comme le monachisme. Il en porte une marque indélébile. Le prophète resta lui-même « enclin à la méditation et au silence ». Et la vie rituelle tend à situer le croyant « seul avec le Seul », même à la Mecque quand les pèlerins se présentent par centaines de milliers. Le muezzin qui appelle à la prière s’exprime en solitaire : « Je témoigne… » (Ashhadu). De plus, au sein de l’islam comme dans le christianisme, s’entretient la conscience de n’être, comme Abraham, «qu’étrangers et voyageurs sur la terre… faits pour aspirer à une autre patrie» (He 11,13ss) à laquelle conduisent tous les chemins de désert. »
Septembre 1989
Prions pour tous les pèlerins chrétiens et musulmans, qui cherchent Dieu sur leurs chemins. Nous te prions particulièrement pour les pèlerins musulmans qui sont à la Mecque, quand ils fêtent « La Nuit du Destin » (Laylat al-Qadr). Que ce pèlerinage et tous les pèlerinages portent des fruits de paix, de fraternité universelle, de communion au Dieu d’Amour dans le cœur de chacun.
« Conduis, Seigneur, tous les croyants là où tu es désarmé, entièrement priant, remis, abandonné à l’Amour. »
“Sais-tu la prière qui unit les membres du Ribât [“lien de la paix”, groupe de rencontres entre amis musulmans et chrétiens] ?
« Seigneur disposes-nous à la rencontre. »
Frère Christophe, qui écrit ce poème Pauvres de toi, après une rencontre du Ribât

Seigneur, aujourd’hui se terminent les jeux paralympiques d’hiver. Fais que, là où nous sommes, nous sachions par Ta grâce nous recevoir de l’autre dans sa différence, surtout quand elle nous gêne, nous insécurise. Que le témoignage de ces sportifs portant un handicap nous enseigne le « vivre ensemble » et transforme notre regard sur ce qu’est réellement un handicap. Que Ta beauté soit toujours plus reconnue dans la rencontre de ceux qui portent une apparente pauvreté.
« Je suis persuadée que notre présence ici, dans ce quartier, a toujours été très importante. Elle est une réponse à l’attente de notre entourage puisque ce sont les gens du quartier qui ont demandé des sœurs. Actuellement, ils demandent que nous restions ici au milieu d’eux…
Je me sens impuissante devant tant de souffrance, mais je sais que Dieu aime ce peuple et j’ai une très grande confiance en Notre-Dame-d’Afrique. Le Christ a dit : « Le Père vous donnera tout ce que vous demanderez en mon nom », et je sais que même si, parfois, Il semble absent, Il est là avec nous, avec moi, je n’ai pas peur. Dans sa lumière, il m’aide à découvrir des merveilles qui se cachent, des solidarités étonnantes, des générosités, des courages surhumains, l’Esprit est là à l’œuvre dans le cœur de chacun et chacune.
Je choisis de rester pour répondre à la confiance qui nous est manifestée par tous et toutes et pour être une lueur d’espérance dans cette terre d’Algérie. »
Alger, octobre 1994
Seigneur, nous te prions pour tous les centres de formation, tel que le PISAI qui a vu passer 7 des 19 martyrs d’Algérie, où les uns peuvent apprendre davantage à découvrir les autres. Nous te prions qu’ils restent des lieux ouverts, qui peuvent aider à déconstruire les préjugés, découvrir les richesses, et pointer aussi les lieux de passage que chaque société ou religion doit vivre

« Les rencontres même imprévues, dévoilent notre péché, parce qu’on n’est pas toujours disponible à ce qui se présente. »
« Rencontres imprévues […] « Et pourtant, c’est TOI » (les imprévus) (hôtes, couscous, etc.)
Chez le kiné : avait perdu ses clés/prière pour lui… des clés dans le fond de la doublure!
Dans le bus : on me fait asseoir… on me paie la place (accueil…)
La Providence qui demande à être rencontrée…
Appel à me convertir à la confiance, à l’abandon
Le mot « rencontre » dans toutes mes lectures : 10 lépreux « à sa rencontre… », Hérode + Jésus : Hérode a fait la rencontre, mais ne l’a pas vu…
Hymne à Vigiles du mardi : « Dans le tourment de ton absence, c’est Toi que nous rencontrons. » »
Frère Michel, Rencontre du 29 octobre au 1ª novembre 1992, Bulletin du Ribât 18, Noël 1992, p. 4.
Seigneur, aujourd’hui, dans ton évangile, tu nous donnes ce double commandement de l’amour : T’aimer et aimer son prochain. Nous te confions nos rencontres, pour qu’elles diffusent ton amour. Que les exclus, les rejetés, les déplacés et les migrants trouvent sur leur chemin des personnes capables d’aller vers eux et de leur donner un peu de bien, un peu d’amour.

« Avec un frère musulman s’est poursuivi et se poursuit un dialogue spirituel qui, depuis la guerre du Golfe, a pris la forme d’une prière quotidienne tous les soirs. Tous les soirs, on se retrouve et nous achevons la journée dans une prière. Il faut dire que cette prière est née le troisième jour de la guerre du Golfe, alors que les deux premiers jours il était complètement hors de lui – il ne mangeait plus, on ne peut pas imaginer la façon dont les choses ont été senties dans le monde arabo-musulman – et le troisième jour il est venu, et puis il y avait quelque chose de tout nouveau en lui, il m’a dit : « Ça y est, j’ai trouvé en moi la paix que la guerre ne peut pas toucher. » »
Heureux ceux qui osent la rencontre, p. 192-193.
Seigneur, nous te prions pour tous les lieux de dialogues entre chrétiens et musulmans. Donnes-nous la grâce d’avoir un cœur disposé à la rencontre. Que ces rencontres soient le ferment d’une meilleure connaissance de l’autre et construisent ainsi la Paix.
« Impossible de prétendre chercher la PAIX si on ne va pas en pauvre à la rencontre des pauvres (le Royaume des Cieux est à eux.)
Paix comme rencontre en Dieu du Père et du Fils. Pauvreté comme cette rencontre en Dieu signée par l’Esprit…
Toute rencontre au service de la Paix se fait dans un climat de pauvreté mutuelle, de besoin de l’autre. « Disposez-vous à la Rencontre ! » »
Homélie pour l’Épiphanie, 3.01.1993.
Prions pour que les nations s’engagent dans un désarmement effectif, en particulier le désarmement nucléaire, et que les dirigeants du monde choisissent le chemin du dialogue et de la diplomatie et non celui de la violence.
Intention de Prière du Pape – Mars 2026

Vidéo de la prière du pape pour le mois de mars
« Aller vers l’autre et aller vers Dieu, c’est tout un, et je ne peux m’en passer, il y faut la même gratuité. »
Sept vies pour Dieu et l’Algérie, p.34.
« La Rencontre, c’est cette relation qui arrive, imprévue, débordant tout calcul, toute observance : me voici, dit l’autre, devant toi. »
Homélie 30.10.1992
Esprit Saint, donne-nous la grâce d’accueillir les imprévus de ce jour et les rencontres inattendues comme une visitation. Que nous puissions reconnaître ta présence dans les petits événements de nos vies.
« Qui d’entre nous n’est pas appelé à faire une relecture merveilleuse de sa vie, et à voir dans un deuxième regard, toutes les profondeurs de tel évènement, de telle parole, qui sur le moment paraissait assez quotidien, voire banal ? Le passage de Dieu dans nos vies n’est pas toujours perceptible sur le moment. »
Heureux ceux qui vivent en frères, p. 177-178
Seigneur, toi qui agis dans nos vies et celle du monde entier, donne-nous l’intelligence de relire ton passage, les grâces reçues, tout ce que l’on peut tirer de notre quotidien. Apprends-nous à être attentifs à ton passage et ton action aussi dans le cœur de nos frères et sœurs.
Découvrez l’histoire d’amitié de Célestin avec un soldat algérien :
« Arrivé à Oran avec le 8° régiment d’infanterie motorisée depuis septembre 1957, Célestin est envoyé dans la région de Saïda. Nommé caporal, il est affecté au service de la santé. En février 1958, à l’issue d’un accrochage avec le FLN, il s’occupe d’un officier de renseignements, Si Ahmed Hallouz qui, blessé, avait été fait prisonnier. Célestin avait obtenu chaque année un report de sa condamnation à mort, jusqu’à sa libération en 1962 grâce à l’intervention de Mgr Duval. Célestin va rester profondément marqué par tout cela qui restera enfoui jusqu’à ses retrouvailles avec l’Algérie une trentaine d’années plus tard […]
De fait, le 13 septembre au soir, à son arrivée à l’aéroport d’Alger, c’est une rencontre émouvante qui se vit sous les yeux de ses frères de l’Atlas. Il la raconte, quelques semaines plus tard, plein de reconnaissance à son père abbé, Dom Emmanuel, le double cadeau qui l’attendait ce jour-là :
En arrivant à l’aéroport d’Alger, le soir du 13 septembre, j’allais chercher, à l’extérieur de la salle de douane, un chariot pour nos deux lourdes valises ; père Christian était là, ma joie est grande de I’embrasser : nous allons vivre tant de choses ensemble ! Je reviens à l’intérieur de cette même salle de douane ; penché sur ma valise pour la fermer, j’entends : «M. Célestin ? » : je relève la tête au 2° appel… « Si Ahmed ! » Février 58-13 septembre 86… Vingt-huit ans se sont écoulés ; Dieu nous jette dans les bras l’un de l’autre : quelle émotion ! Parti de chez lui à 06 h le matin, il était là avec deux de ses fils, dont Ahmed, celui qui avait quelques mois en février 58 !
J’étais « déchaîné», fou de joie, dans la voiture d’Alger à Tibhirine ; vous savez Père, que ces liens uniques, définitifs, éternels, ont été accompagnés de la présence toute puissante de Dieu, dès 58 ; et le 6 mars 84, un an et un jour après mon entrée à Bellefontaine, (appelé) par le fils aîné de Ahmed terminant ses études d’ingénieur à Versailles, je retrouvais mes frères d’Algérie après vingt-cinq ans de recherche commune, et je découvrais en même temps le monastère de Tibhirine ! Coup double ! Main merveilleuse de Dieu qui préparait tout !… Je dois beaucoup à ceux qui ont donné naissance à ma vie monastique, et qui, sans le savoir m’ont préparé à vivre « ici »… jusqu’au dernier souffle, avec l’aide de Dieu, et la prière des frères ! »
Heureux ceux qui espèrent, p.258-259 et 284-285
« Parvenu à l’âge d’homme, et affronté, avec toute ma génération, à la dure réalité du conflit de l’époque, il m’a été donné de rencontrer un homme mûr qui a libéré ma foi en lui apprenant à s’exprimer comme un climat de simplicité, d’ouverture et d’abandon à Dieu englobant tout naturellement les relations, les événements et les menus faits du quotidien. Notre dialogue était celui d’une amitié paisible et confiante qui avait Dieu pour horizon, par-dessus la mêlée… Il savait que j’étais séminariste, et je le voyais pratiquer prières et jeûnes avec un cœur enjoué. Cet homme illettré ne se payait pas de mots; incapable de trahir les uns pour les autres, ses frères ou ses amis, c’est sa vie qu’il mettait en jeu malgré la charge de ses dix enfants. Il devait concrètement exprimer ce don en cherchant à protéger, dans un accrochage avec ses frères, un ami plus exposé que lui. Dans le sang de cet ami, j’ai su que mon appel à suivre le devrait trouver à se vivre, tôt ou tard, dans le pays même où m’avait été donné le gage de l’amour le plus grand. »
Prier 15 jours avec Christian de Chergé, p.33-34
Seigneur,
nous te rendons grâce pour les anges que nous avons rencontrés ou que nous rencontrons au quotidiens. Des gens parfois simples qui, par leur présence, ont orienté nos vies dans une direction particulière, affermissant un appel, éclairant un chemin, comme Mohammed avec le jeune Christian.
Voir la vidéo Net For God sur Mohammed et Christian :
« Dieu aime ses enfants avec infiniment de respect. C’est pourquoi il les veut libres. Dieu a respecté la liberté de l’homme jusqu’à lui laisser la possibilité de le mettre à mort lorsqu’il s’est fait un des leurs. L’amour ne peut être que la rencontre de deux libertés. Il n’y a pas d’amour dans la contrainte. Dieu sait que notre bonheur ne peut être qu’en Lui, mais il ne peut nous l’imposer. Non seulement il ne le veut pas, mais il en est incapable sinon il ne serait plus ce qu’il est. Il ne serait plus qu’amour. Dieu ne fait que nous proposer son amour. Notre seule action c’est de l’accepter librement, de nous laisser aimer en nous remettant entièrement à lui. Et c’est ainsi qu’il veut que nous aimions: « aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimé. »
Tibhirine, 2ème semestre 1990, lettre à sa soeur Bernadette
Seigneur,
au cœur des tensions et des peurs qui traversent aujourd’hui le Liban, apprends-nous à respecter la liberté et la dignité de chaque personne.
Nous te confions tous les déplacés, toutes les familles musulmanes et chrétiennes qui ont été obligées de quitter leurs maisons pour trouver plus de sécurité. Sollicite des personnes prêtes à les aider dans le respect et l’amour.
Que ton amour, proposé et jamais imposé, désarme nos cœurs et fasse de nous des artisans de rencontre et de paix.
Découvrez le témoignage de George et Claude, couple d’enseignants libanais ayant travaillé 17 ans dans une région musulmane de leur pays :
« Là où je suis, en Algérie, j’apprends à voir Jésus avec les couleurs, les valeurs d’un peuple en grande majorité musulman. Je rencontre des frères, des sœurs, qui, sans être chrétiens, ont revêtu la sainteté de Jésus, sa patience, son esprit d’accueil et d’hospitalité (Ali au jardin : un homme qui n’a jamais commandé). »
Homélie du 1er dimanche de l’Avent A, 29 novembre 1992
Seigneur,
nous avons tous des préjugés sur l’autre, sur son origine sociale, raciale, sa religion.
Renouvelle nos intelligences pour que nous puissions nous laisser surprendre par le trésor que porte l’autre.
Découvrez le témoignage de Mohammed, un voisin du monastère qui a bien connu les moines. Il nous raconte comment il vit le Ramadan :
« Pouvoir vivre l’accueil monastique avec nos voisins, nos hôtes, jusqu’au seuil du partage, en connaître assez sur l’islam et son langage pour pouvoir nous dire comme moines, c’est-à-dire hommes de l’Absolu, sans risque d’être mal interprétés et, aussi, par un amour authentique qui peut durer jusqu’à la fin du monde, peu importe, ne laisser subsister de notre côté aucun obstacle au cheminement de l’Esprit Saint qui éclaire la foi et les âmes en Jésus-Christ quand et comme il l’entend. »
Heureux ceux qui espèrent, p. 336
Seigneur,
nous te prions pour les moines et moniales de par le monde. Merci pour ces hommes et ces femmes de l’Absolu qui consacrent leur vie à la prière. Renouvelle dans chaque famille monastique son charisme fondateur. Nous te prions également pour les vocations monastiques : appelle à toi les priants que tu voudras.
« Comme lui [le Père de Foucauld], mais selon la tradition cistercienne, je vais imiter la vie cachée de Jésus, je vais vivre l’Evangile dans cette terre d’Afrique, je vais être un « permanent de la prière » de Jésus pauvre, silencieux, serviteur parmi mes frères musulmans. »
Engagement au cours de sa profession solennelle, 21 janvier 1990, Heureux ceux qui espèrent, p. 244

Seigneur Jésus,
Toi qui as vécu la vie cachée à Nazareth, pauvre, silencieux et serviteur de tous, nous te prions pour tous ceux qui choisissent de te suivre sur le chemin de la discrétion et de la fidélité quotidienne.
Nous te prions pour ceux qui vivent leur mission auprès de frères d’autres religions. Fais d’eux des artisans de rencontre, des instruments de dialogue et de respect, des signes de ta tendresse dans un monde marqué par les divisions.
Apprends-nous à être, nous aussi, des « permanents de la prière ».
« Est-ce que nous prions assez, tous azimuts, sans frontières, pour les uns et pour les autres ? Saint Paul nous dit bien dans l’épître aux Romains : « Aux jours d’épreuve, tenez bon, priez avec persévérance. Nous ne pouvons tenir là que si nous prions. Et prier, notamment, en confessant ce qu’il y a en nous de violence, de parti pris, de rejet. »
L’invincible espérance, p. 312-313
Seigneur, nous prions pour la paix dans le monde.
Mets fin à la violence et aux souffrances qui touchent tant de familles et d’innocents.
Touche le cœur des responsables et de tous les peuples afin que grandissent la justice, le dialogue et la réconciliation.
Fais de ces terres bénies un lieu où puissent refleurir la paix, la dignité et l’espérance pour tous.
« J’ai encore et encore besoin de dire : « Maître, apprends-moi… » Non, nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit SAIT, et LUI seul, et c’est ineffable. Aussi, quand j’accepte de ne lui offrir que mon silence, je sais de mieux en mieux qu’il se passe quelque chose et que j’entre dans une symphonie. »
Heureux ceux qui espèrent, p. 418
Seigneur, apprends-nous à prier, à nous adresser à toi de tout notre être, dans notre réalité et notre vérité. Au sein de nos épreuves, apprends nous par ton Esprit le langage de l’amour pour savoir tout confier en toi.
« … il m’a fallu arriver à l’année 76 !!! pour mieux comprendre combien la prière du cœur, personnelle, était très importante, en vous « touchant » et essentielle, et germait au cœur de votre prière ensemble (en priant les Psaumes, et en célébrant l’Eucharistie) ; et en même temps votre vie de prière ensemble vous amène à vivre toutes les autres heures du jour et de nuit (même quand vous dormez !) à vivre votre relation d’amour à Dieu et à vos frères humains. »
Lettre aux frères du noviciat de Bellefontaine, Heureux ceux qui espèrent, p. 273
Seigneur, en ces temps où dans notre monde et au sein de nos pays le risque grandit de vouloir éliminer les autres, supprimer la différence, nous te demandons la grâce de voir notre péché, et de garder l’espérance en l’humanité.
Musique du Notre Père, du frère Célestin : https://tube.switch.ch/videos/2QmFDO5p4c
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« Devant ces événements et ceux du monde, que faut-il penser ?
Dieu ne reste pas sourd à nos prières, mais il ne change pas le cours des choses : « Les choses sont ce qu’elles sont ». Mais Il nous fait le don de son Esprit ; cet Esprit fait alliance avec notre liberté et nous donne la force de les supporter ou de les modifier si nous le pouvons. »
Heureux ceux qui espèrent, p. 118
Seigneur, nous te prions pour les journalistes. Ils portent les informations et actualités du monde dans nos vies quotidiennes. Inspire-les pour que leur parole soit un témoignage au service de la vérité et non au service d’idéologies ou de propagandes. Nous te confions aussi les journalistes qui ont laissé leur vie dans des conflits. Avec eux, nous te prions pour la liberté de pensée et de parole dans chacun de nos pays, au nom du bien commun.
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« La prière est un acte de mission : un dire sans violence, sans arrogance ni volonté de puissance, dans un grand état de faiblesse. Là, peu à peu, nous sommes configurés au Verbe, au langage de la Croix. Là, nous nous sommes disposés à la Rencontre avec tous les amis de la Paix, au lieu même où Jésus et son Père se rencontrent UN dans l’Esprit. […] »
Homélie pour le 14ème Dimanche du Temps Ordinaire C, 5 juillet 1992, La table et le pain pour les pauvres, p. 63.
Seigneur,
nous te prions pour tous ceux qui ont des responsabilités spirituelles, politiques ou familiales. Qu’ils puissent éclairer, accompagner et soutenir ceux qui leur sont confiés. Nous te prions aussi particulièrement en ce jour pour l’Église copte orthodoxe, qu’elle puisse garder l’unité, l’appui de la tradition, l’humilité et la joie d’annoncer la paix et la bonne nouvelle.
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« Il y a au sein d’une vocation tournée vers la prière, un type d’efficacité peu accessible à notre époque de rendement immédiat ; il s’agit de se mettre à l’échelle de l’éternel pour comprendre la logique de certains appels du Seigneur… »
Heureux ceux qui espèrent, p. 319
« C’est vrai que notre prière si pauvre soit-elle pourrait se résumer en cette phrase : « Nous voici, Seigneur, pour faire ta volonté. J’aime la dire pour tous et pour chacun. » »
Heureux ceux qui espèrent, p. 163
Seigneur,
Nous te prions pour tous ceux, chrétiens et musulmans, qui se reconnaissent avoir une vocation particulière tournée vers la prière. Qu’ils soient les témoins d’une écoute active du Seigneur, dans la confiance, la patience et la fidélité, au sein d’un monde où l’efficacité immédiate est souvent recherchée. Que cet appel à la prière nous rejoigne aussi tous, afin de laisser agir le Seigneur à travers chacun de nous dans le concret de nos vies et de ce monde.

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« La prière : je m’y sens appelé, porte-Christ et je crois qu’un jour elle me prendra tout entier, totalement mais j’en suis bien loin. Il ne faut pas trop se presser. C’est un don gratuit de Dieu auquel je peux seulement me préparer par la fidélité quotidienne et simple aux choses de la vie. La vie commune : je tâche d’être frère, être aimé, aimer – et puis l’amitié. »
Texte de présentation à ses frères de Tamié du 29 Août 1979, Heureux ceux qui espèrent, p. 575.
Seigneur, nous te demandons la grâce de la fidélité quotidienne d’être présent à ta présence et aux simples réalités de nos vies, qu’elle soit le terreau de notre amitié avec toi et les autres.
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« Aussi longtemps que nous faisons de notre vie un but en soi ne subsiste aucune raison de vivre, car tout se termine par la mort. C’est dans le Christ que nous découvrons le sens profond de notre vie. Ce que Dieu demande est que nous Lui fassions confiance à Lui et au Christ. »
Heureux ceux qui se donnent, p. 127
Notre monde actuel perd ses repères et se trouve plus en plus en quête de sens.
Seigneur, dans ces transformations que nous vivons, sois la boussole de nos vies. Nous te confions aujourd’hui les jeunes en quête de sens, en particulier ceux qui ne voient pas d’espoir dans leur avenir. Sois leur lumière et leur réconfort.

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« Nous avons donné notre cœur « en gros » à Dieu, et cela nous coûte fort qu’Il nous le prenne au détail. Prendre un tablier comme Jésus, cela peut être aussi grave et solennel que le don de la vie… et vice versa, donner sa vie peut être aussi simple que de prendre un tablier. »
Heureux ceux qui se donnent, p. 133.
« Que la grâce nous soit donnée de vivre l’instant présent : il est porteur de la volonté de notre Dieu et source de paix intérieure. »
Heureux ceux qui se donnent, p. 217-218.
Seigneur, nous te prions pour les défis de nos frères orthodoxes, dont une grande partie commence le carême aujourd’hui. Viens raviver la flamme de Ta parole, source de paix, de réconciliation, d’unité et de conversion.
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« Vis le jour d’aujourd’hui, Dieu te le donne, il est à toi.
Vis le en Lui.
Le jour de demain est à Dieu, il ne t’appartient pas.
Ne porte pas sur demain le souci d’aujourd’hui,
demain est à Dieu, remets le lui.
Le moment présent est une frêle passerelle.
Si tu le charges des regrets d’hier et de l’inquiétude de demain,
la passerelle va céder et tu vas perdre pied.
Le passé, Dieu te le pardonne, l’avenir, Dieu te le donne.
Vis le jour d’aujourd’hui en communion avec Lui ce Dieu de tendresse.
S’il y a lieu de t’inquiéter pour un être aimé,
regarde-le dans la lumière du Christ ressuscité et comprends que l’aujourd’hui est ta plus grande richesse. »
Prière trouvée sur Soeur Odette Prévost, petite sœur de Charles de Foucauld,
assassinée en Algérie le 10 novembre 1995
Derrière ces paroles de Sr. Odette, nous entendons les tiennes Seigneur : « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. » (Mt 6, 33-34). En ce dimanche, jour de ta Résurrection, renouvelle en nous Seigneur la confiance en ta Providence.
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Je peux prendre le temps ce WE de voir la vidéo Net for God
Sept frères pour l’éternité – Les moines de Tibhirine
« Que nous soyons ces témoins qui montrent la possibilité de l’habitare in unum, d’habiter ensemble comme un don venu d’en haut. »
Heureux ceux qui se donnent, p. 175.
Seigneur,
cette terre que nous habitons ensemble est notre maison commune, mais nous ne savons pas toujours la partager. Nous te prions pour toutes les personnes qui sont contraintes de quitter leur maison, leur terre pour prendre la route de la migration. Ouvre nos yeux sur la réalité de nos frère et sœurs en migration, et conduis-les où ils pourront vivre en paix et dans la dignité.

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Ecrit ainsi dans l’invitation à son engagement définitif
« Je suis inquiet de Toi avec moi, et puis je suis inquiet – vois-Tu – de Toi au monde.
Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-Tu aimé ?
Faut-il Te redire qui je suis : cet enfant perdu, retrouvé…
Eh bien, Te voilà tenu de me tenir jusqu’au bout, c’est grave tu sais…
C’est bien risqué, c’est fou mon Dieu
c’est vrai c’est Toi ma joie blessée.
Tu sais bien, Toi, que je t’aime. »
Seigneur,
Nous te prions pour tous ceux qui engagent leur vie pour Dieu, pour la paix, pour les autres. Donne leur de toujours trouver leur source et leur force en toi. Au moment des difficultés, des crises, de trouver le sens des blessures dans ton cœur transpercé.
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Ecrit après la première visite du GIA (Groupe Islamique Armé), à Noël 1993 :
« Après Noël 1993, tous nous avons choisi (rechoisi) de vivre ici ensemble. Ce choix avait été préparé par les renoncements antérieurs de chacun (à la famille, à la communauté d’origine, pays …). Et la mort brutale – de l’un de nous, ou de tous à la fois – ne serait qu’une conséquence de ce choix de vie à la suite du Christ (même si ce n’est pas directement prévu comme tel dans nos Constitutions !). Notre évêque nous invite souvent, par la parole et par l’exemple, à nous laisser ainsi renouveler au fondement même de notre « offrande de vie ». »
Heureux ceux qui se donnent, p. 198.
Seigneur, comme nous le disons dans l’Evangile : « voici que nous avons tout quitté pour te suivre ». Renouvelle en nous la joie de cheminer à ta suite, sans regard en arrière, mais résolument fixés sur Toi. Que ce don de nos vies irrigue nos relations fraternelles.
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« C’est le Carême, il faut l’aborder avec un esprit neuf : ne pas regarder en arrière, être détaché à la fois du bien qu’on a pu faire, et du mal qu’on a pu faire, mais fixer la Résurrection, et une nouvelle vie […] Nous sommes tous des boiteux, des pauvres à peine remis de la faiblesse de leur péché et qui souvent retombent, surtout dans les fautes de faiblesse si difficiles à supporter parce qu’on a le sentiment qu’on ne s’en sortira jamais. C’est dans le concret des jours que se réalise notre route. »
Frère Luc, la biographie, du Père Thomas Georgeon, Editions Bayard, p. 146.
Seigneur notre Dieu,
En ce temps où les chrétiens entrent en Carême et où nos frères musulmans commencent le Ramadan, nous te demandons la grâce de te chercher d’un cœur sincère, un cœur pauvre capable de jeûner non seulement de nourriture, mais d’orgueil, de jugement et de violence. Donne nous de marcher avec un cœur désarmé, réconcilié, capable d’aimer jusqu’au bout.